Voilà. Donc je démarre l'enregistrement. Euh on a donc le petit point rouge he qui dit que c'est enregistré. Euh je vous demanderai de ne pas transmettre l'enregistrement en dehors de voilà en dehors du DU. C'est vraiment un usage interne que voilà c'est pour nous. Ce serait de de base de travail pour nous. Donc je maintenant je vais partager mon diapo et on va pouvoir démarrer. Euh alors, il est où ? Il est ici. Voilà. Vous me confirmez juste bien. Oups. Confirmez juste bien que vous le voyez. C'est bon. D'accord. Je le mets donc à partir du début. Voilà. ma page de Bon, je vous ai dans une petite fenêtre donc je vois si vous réagissez ou si vous levez la main. C'est tout bon. Alors, on démarre. Donc euh fondamentaux de la psychanalyse, concept utile pour le DU. essaie de bouger. Voilà, gêne pas. J'ai donc essayé de lister les concepts en fait qui allaient être vraiment utiles pour le DU. Évidemment, on va pas faire un cours de psychanalyse en entier parce que c'est énorme, hein, mais se centrer sur ce qui va nous être utile par rapport à au on verra qu'il y a des conceptualisations en psychanalyse particulière par rapport au couple et donc on va avoir besoin de quelques notions pour mieux comprendre euh ce qu'on découvrira euh dans la psychanalyse au sujet du couple. Euh alors la psychanalyse alors attendez mon truc il se déf défile pas mon diapo [rires] pourquoi mon diapo euh défile pas fait voilà bon je vais faire comme ça d'accord euh la psychanalyse si on veut peut résumer très rapidement la particularité de la psychanalyse, ces deux notion principales, l'inconscient et le transfert. Si on veut vraiment délimiter la psychanalyse par rapport à d'autres approches psychologiques, on va dire, [grognement] la première, c'est l'inconscient. Euh hypothèse d'un inconscient, c'est fondamental, c'est ce qui différencie la psychanalyse des autres approches. Si vous faites des thérapies comportementales euh cognitives, hein, des TCC, euh c'est très bien, ça existe, c'est intéressant. Les TCC ne se préoccupent pas de l'inconscient, hein. On va aider les gens à résoudre leurs symptômes, à travailler sur les pensées qui les envahissent, sur les cognitions. On se pose pas la question de l'inconscient et du pourquoi inconscient de ce qui fait souffrir la personne. Ça c'est vraiment la particularité de la psychanalyse, c'est postulat, il existe un inconscient et c'est freud. Voilà. Le 2e aspect de la psychanalyse, c'est tout ce qui est euh du côté du transfert et du contre-transfert. Et ça, on le verra une prochaine fois. Capucine. Oui, moi j'ai le diaporama mais la page 10 déjà. Ah ouh là. Je sais pas si c'est pareil pour les autres mais euh Ouais, c'est ça en fait. C'est pas justé. C'est alors ici, est-ce que vous êtes est-ce que vous êtes sur Freud et la conceptualisation de l'inconscient ? Non, on est sur l'objet d'amour. Ouais. Alors le diapo s'est pas lancé, on est sur comme si vous étiez en train de le modifier. D'accord. Alors, je vais euh arrêter le partage euh à partir du début. Voilà, je vais revenir du début. Ça me permet de voir si quelqu'un d'autre veut venir. Donc, merci de me le signaler. Euh, parce que j'avais plusieurs fenêtres qui étaient euh euh diaporama. Alors, est-ce que là vous le voyez ? Est-ce que là vous voyez la première page faculté de droit et d'étude politique ? Oui, c'est bon. Et est-ce que là vous voyez la deuxième page fondamentale de la psychanalyse ? D'accord. Voilà. C'était pas c'était pas la bonne fenêtre. Merci. Alors [souffle coupé] du coup, Freud et la conceptualisation de l'inconscient. Donc on va commencer par ça, c'est la base hein. Euh je vais pas y passer énormément de temps quand même parce que il y a d'autres points qui vont m'intéresser mais je vais quand même en dire quelques mots. C'est probablement des choses que vous connaissez hein, mais c'est important de revenir de la base. Donc Freud, la conceptualisation de l'inconscient et ce qu'on appelle les topiques freudiennes. Ça vous dit quelque chose les topiques freudiennes ? Alors, c'est la manière dont Freud essae de se représenter comment fonctionne le psychisme en fait. Donc topique, topos, c'est le lieu en fait hein. Donc il essaie de se représenter spatialement. C'est c'est une tentative de se représenter spatialement. Comment fonctionne le le psychisme, on pourrait dire le cerveau, hein. Donc là, on est en 1895. Vous voyez qu'on est vraiment dans les débuts de la psychanalyse et ce qu'on appelle la première topique, c'est-à-dire c'est c'est le premier modèle théorique de de l'appareil psychique de de chez Freud. La première topique, c'est ce qu'on connaît bien, le conscient, le préconscient, l'inconscient, hein. C'est-à-dire euh bah je commence un peu en sens inverse. L'inconscient, c'est cette part d'irrationnelle en nous, hein, d'inconnu. Toute cette part qui nous échappe, qui va à l'encontre, hop, je baisse un peu ça. Qui va à l'encontre de ce que nous voulons. Donc euh la volonté. Alors, je fais rentrer quelqu'un. Je vais rentrer ma Glon qui est en en 2e année. Voilà. Donc ça interrom un tout petit peu mais c'est pas grave. Je pense qu'elle va arriver. Euh l'inconscient donc euh bah c'est cette part de nous mais connue hein, inconsciente comme son nom l'indique. On est un peu familier quand même de cette notion je pense hein. À l'inconscience s'oppose ben le conscient qui est notre partie la partie à laquelle on a accès. Tout ce qui est le contenu psychique qui sont disponibles à notre à notre esprit et puis le préconscient bah qui est un peu entre les deux euh c'est pas complètement inconscient. Euh on est euh le préconscient est à peu près disponible euh pas forcément tout de suite, c'est un peu en arrière-fond hein, c'est des pensées qu'on a en arrière-fond, des souvenirs. On est on n'est pas obligé de d'avoir conscience de tout, hein. Il y a des choses qui sont un peu en arrière-fond, mais on peut rejoindre cette part préconsciente. Voilà. [cloche] Euh alors, excusez-moi parce que j'ai pas arrêté. Voici le téléphone. Je vais juste voir si Maglon est embêtée pour nous rejoindre. Donc j'arrête le partage 2 minutes. Euh non, bah elle a pas dû réussir à se connecter. Alors je repartage à nouveau mon écran. Vous allez bien me redire si c'est le bon. C'est le diaporama. Voilà, je suis toujours bien sur ma page première topique. Donc ce sont des instances, c'est les lieux. Ce sont des lieux psychiques, hein. Inconscient, préconscient. il communique entre eux plus ou moins, hein. Le préconscient, il communique un peu avec l'inconscient et avec le avec l'inconscient. L'inconscient, comme il est beaucoup plus difficile à atteindre, bah il est un peu un peu loin quand même. C'est là que fonctionne la censure euh parce que dans l'inconscient euh se trouvent les contenus qui ont été refoulés. C'est dans l'inconscience, c'est ce qui est pas beau, hein. C'est ce qu'on veut pas savoir, ce qu'on méconnaît ou ce qui a été traumatique, hein. Là, on est dans la représentation frodienne du traumatisme, mais voilà. Donc, ça a été refoulé, c'est devenu inconnu, interdit, inacceptable. Donc, c'est cette notion de refoulement qu'on connaît bien aussi, hein. C'est passé dans le langage courant, tout ça. Euh, le fait de refouler ce qui nous dérange ou ce qui nous fait souffrir. Donc, ça c'est dans l'inconscient. Ça c'est la première topique de Freud, première représentation du psychisme. C'est ancien hein, fin du 19e siècle. Dans les années 20, Freud reprend son modèle du fonctionnement psychique et de la la géographie psychique, hein, des différents lieux du psychisme. Et il conçoit la deuxième topique, deuxème conception 2è modèle théorique de comment commencer dans le psychisme. Et là, on voit apparaître des notions qu'on connaît aussi, le surmoi, le moi et l'idéal du moi. Alors, le ça c'est l'épulion, c'est le siège des pulsion. C'est en grande partie inconscient. Alors, il faut pas forcément faire coller la première topique et la deuxième topique, hein, parce c'est des manières différentes de penser les choses. Euh la deuxième topique, elle va, vous voyez, elle va plus faire apparaître le côté pulsionnel et puis les instances interdictrices comme le surmoi, hein. Donc, l'épulsion, c'est pas rangé, c'est du désordre, hein. L'épulsion, ça [rires] la pulsion, elle cherche la satisfaction, la fin, par exemple, hein. les pulsions sexuelles. Voilà, ça veut la pulsion, elle cherche sa satisfaction. Elle s'en fiche pas mal de savoir si c'est autorisé ou pas. C'est le surmoi qui va dire ce qui est autorisé, ce qui est permis ou pas permis. Donc c'est le gendarme intérieur, le surmoi, hein, il est héritier de l'éducation, des règles, des lois, hein. Le surmoi, il nous permet de vivre en société parce que il va mettre une limite à notre envie de de faire n'importe quoi. C'est le surmoi qui dit à l'enfant "Non, non, tu vas pas tuer ton petit frère parce que tu es jaloux, hein." Voilà. Donc, il nous il nous civilise, il nous rend apte à la vie en société. Parfois, il est un peu rigide. Donc c'est là que les gens ne s'autorisent rien et qu'on va les trouver inhibés. Alors on a l'idéal du mois. L'idéal du mois, il est héritier aussi beaucoup des des des figures parentales. L'idéal du mois, c'est plutôt ce vers quoi on tend, hein. Là où le surmoi dit il ne faut pas, c'est pas bien. Euh l'idéal du mois, il dit ce qu'il faudrait, ce qu'il faudrait faire ou ce qu'il faudrait être. L'idéal du mois, il va dire euh il faut faire des études, il faut devenir ingénieur, il faut réussir. Voilà, donc il trace un idéal, il est utile aussi hein, c'est celui qui nous pousse vers l'avant hein. Et donc et alors on a le mois. Donc le moi, bah qu'est-ce qu'il fait au milieu de tout ça ? et ben il essaie de faire entendre tout ce petit monde parce que entre le ça et le sur moi, il y a des tensions hein. Le pôle pulsionnel que représente le ça et le pôle interdicteur que représente le surmoi, et bien ils ont des intérêts divergents, des des tendances différentes. Ça vait créer des ça va des créer des tensions à l'intérieur du psychisme. Il s'affronte, c'est conflictuel, ça crée des conflits. C'est ce qu'on va appeler le conflit intrapsychique. C'està dire qu'à l'intérieur du psychisme, ça se dispute et le moi au milieu, ben il régule. Il essaie de maintenir l'équilibre, de faire que tout ce petit monde s'entende. Donc il va essayer de trouver des compromis hein. Donc satisfaire un peu la pulsion mais pas complètement. Répondre à obéir à l'interdit mais laisser un petit peu de mou quand même pour que ce soit pas trop rigide. Voilà. Donc pour ça que dans notre vie, on est souvent en train de faire des compromis avec nous-mêmes. Finalement, hein. Ce qu'on est en train de décrire là, c'est comment à l'intérieur de nous-même euh bah ça se dispute un peu, c'est en désaccord, c'est en conflit. Et euh j'avais un patient qui euh en thérapie hein qui un jour m'a dit euh "Ah ben j'ai bien compris cette histoire de de ça de sur moi." Il m'a dit "Ça ça me fait penser à l'Assemblée nationale, hein. Il y a une partie à gauche de la de l'hémicycle qui demande ça. Puis à l'autre côté ça interpelle, ça crie et ça demande ça. Il dit "Bah à l'intérieur de moi, c'est un peu pareil et c'est un peu comme une démocratie interne finalement. il faut que tout le monde arrive à s'accorder et j'ai trouvé cette métaphore très intéressante et donc je j'emprunte à ce patient que je remercie au passage. Il est pas là mais voilà, je le remercie de sa métaphore de la démocratie interne. Bah c'est comme ça effectivement à l'intérieur du psychisme de l'appareil psychique. Donc c'est ce qu'on décrit là. Ce qu'on décrit s'appelle l'appareil psychique. Ce terme d'appareil psychique, il est intéressant. On le retrouvera, on retrouvera on le retrouvera dans la le terme appareil psychique groupal. On trouvera appareil psychique familial, appareil psychique conjugal. C'est un petit peu la métaphore de la machine là pareil hein. Ça veut dire qu'à l'intérieur ça fonctionne, ça bouge, il y a du mouvement, euh il y a une dynamique, ça travaille hein comme une machine, ça travaille. Voilà, cette notion d'appareil psychique, elle montre qu'il y a une complexité. Euh et donc euh je j'arrive à un premier constat, des premières remarques euh à la suite de cette description vraiment hyper rapide [rires] des deux premières topiques de Freude. Euh remarque importante par rapport à notre propos autour du couple. ce qu'on appelle l'inconscient freudien. Alors l'inconscient freudien, c'est pas l'inconscient de freude, hein. C'est la théorie de l'inconscient selon Freude. Vous trouverez dans des articles des fois cette notion l'inconscient freudien, c'est l'inconscient tel que Freud l'a conceptualisé. C'est un c'est un espace individuel, hein. Freud à travers l'appareil psychique tel qu'il le décrit, il décrit le fonctionnement psychique individuel. Voilà comment ça se passe dans la tête d'une personne. C'est ce qu'on appelle l'intraps psychique, hein, à l'intérieur du psychisme. C'est un espace clos euh individuel. Euh cette ce modèle là de l'inconscient frodien, de la théorie freudienne du de l'inconscient, elle a beaucoup elle a marqué profondément la psychologie du 20e siècle parce que la psychanalyse a marqué profondément et ce modèle de l'inconscient individuel, il est très présent. C'est passé dans le langage courant, parler de l'inconscient, du surmoi et cetera. Ce qu'on verra quand on va rentrer de plus en plus dans formation dans les approches psychanalytiques du couple euh c'est que ce modèle individuel de l'inconscient ne laisse pas beaucoup de place au lien à l'autre. Voilà, c'est pensé comme un espace clos sur lui-même. Euh mais on remarque euh et et je je juste je finis par rapport à ça. Quand on a commencé dans les années 50 60 à commencer à parler du groupe de la famille avec les systémiciens, il y a eu beaucoup de résistance dans le moment dans le mouvement psychanalytique à penser ces notionsl parce qu'ils étaient un peu cramponnés ces psychanalystes à l'inconscient individuel. et que c'était difficile. Par exemple, une notion d'inconscient collectif qu'on trouve chez Young, c'est c'était pas non, l'inconscient forcément individuel, hein. Donc euh il y a eu des des un peu des oppositions dans le mouvement psychanalytique entre cette notion d'un inconscient individuel et puis des notions plus groupales et plus collectives. Mais quand on regarde la description de cet appareil psychique avec ces différentes instances, bah on voit qu'en fait à l'intérieur du psychisme, il y a déjà une structure groupale puisque on a on a dit que il y avait des instances différentes qui devaient dialoguer entre elles. Donc en fait le cette description du psychisme par Freude, elle montre un fonctionnement psychique où à l'intérieur du jeu, à l'intérieur du mois, bah il y a du monde en fait. [rires] Je suis plusieurs. Je suis mon ça mais je suis aussi mon sur moi. Je suis aussi mon moi qui essaie de faire discuter les deux et cetera. Donc on est déjà là en train de dire qu'à l'intérieur de l'individu, il y a une une structure groupale, il y a du collectif en fait. Euh donc c'est ce que je je note dans le paragraphe suivant hein. La psychanalyse s'est développé sur cette idée de l'individu, de l'inconscient individuel. On on théorise l'enveloppe psychique qui délimite le moi et le non moi, ce qui est important hein, qui reste valable. Il y a il y a l'intérieur et l'extérieur du mois, hein. Euh et longtemps donc la psychanalyse a été longtemps une psychanalyse de l'individu. Mais on va voir et ça va être mon propos. Donc c'est ça que je veux vous montrer dans ces dans ces concepts utiles. Euh c'est comment d'embler le lien est présent, comment le lien à l'autre est présent dès dès la naissance du psychisme en fait individuel, dès la naissance du bébé. Donc euh le le l'appareil psychique individuel, on voit qu'il a déjà une structure groupale collective et on va voir également que le lien est présent d'emblé euh et va constituer l'individu. Et on verra ça, on le reverra plus tard dans le DU, mais que il va y avoir tout ce courant qui va se développer avec la thérapie familiale et ensuite la thérapie de couple que l'individu en fait bah il existe pas tout seul. Voilà, l'individu ça alors ça paraît paraître évident de le dire hein, mais l'individu émerge en fait d'une structure groupale qui est la famille. Et donc je vous ai mis une petite citation de Blger qui est quelqu'un qui a beaucoup travaillé le groupe. Il dit "L'être humain avant d'une d'être une personne est toujours un groupe. Pas dans le sens où il appartient à un groupe." Ça c'est vrai aussi hein. On a des groupes d'appartenance et on a besoin d'appartenir à à des groupes. Mais dans le sens où sa personnalité est un groupe. [rires] Je un groupe. Voilà. C'est un peu bizarre de le dire comme ça mais pourtant c'est ça que ça veut dire. Voilà. Donc nous sommes d'emblés à l'intérieur de nous constitués de différents euh différents personnages presque aussi hein et instances groupales qui sont en lien les unes avec les autres. Alors est-ce que là déjà il y a des questions de compréhension ? Besoin de clarifier ceci ou cela avant que je continue ? [grognement] Non ça va. Bon, alors je continue. Bon, ça c'est des choses que vous connaissez probablement déjà. C'était un peu le point de départ. Alors, il y a des choses que vous allez revoir en psychopathu, hein, avec Elisa Vernet. Alors, maintenant, on va justement s'intéresser à la naissance des relations, hein. Là, on est dans notre propos de pouvoir penser qu'est-ce que c'est que la relation, le lien, parce qu'on verra le lien de couple. Euh et donc on va regarder ici certains aspects théoriques de la psychanalyse. Alors, j'ai intitulé ça de la théorie d'épulsion à la relation d'objet et à l'objet interne. Euh j'aurais dû marquer de la théorie d'épulsion à la théorie de relation d'objet et à la théorie de l'objet interne, hein. Ce sont des évolutions théoriques. C'est pour voir, c'est pour vous permettre de voir comment les choses ont été pensées. Je vais pas faire une histoire de la psychanalyse he mais c'est aussi pour vous permettre de vous repérer quand vous allez lire des articles ou des livres de dire "Mais attends là, je comprends pas, c'est pas tout à fait ce qu'on a travaillé en cours, c'est différent." Oui, parce que la psychanalyse c'est un grand champ C'est un grand champ théorique. Il y a des gens qui pensent des choses différentes dans le champ de la psychanalyse, hein. Il y a eu des évolutions. Voilà, Freud, il a pas tout inventé. Donc si on lit freude, il y a des choses qu'on qu'on trouve pas qui ont été pensées après par d'autres par d'autres psychanalystes, hein. Donc voilà, ça permet de situer un petit peu l'évolution des concepts, l'évolution de la de la théorie psy des théories psychanalytiques. Alors ma petite souris, elle est là. Alors on revient sur la théorie des la théorie des pulsions. La théorie des pulsion. C'est Freude. Voilà, c'est l'invention de Freud. Euh c'est ce qu'on trouve quand on lit euh les trois essais sur la sexualité infantile, euh la vie sexuelle et cetera, les livres de freud, c'est vraiment euh la théorie freudienne. Pour Freud, le nourrisson cherche la satisfaction. La satisfaction, c'est quoi ? Il a faim. Il veut la faim crée une tension. Donc ça, c'est une pulsion. il cherche à ce qu'on apaise cette tension en lui donnant à manger le biberon ou le sein. Voilà, modèle de la pulsion orale, hein. Euh alors après, on a d'autres types de satisfaction, mais voilà, là c'est toujours facile de repartir sur le modèle alimentaire et le modèle oral. La libido qui est l'énergie psychique, elle cherche le plaisir qu'apporte la satisfaction. Donc il y a un besoin euh qui émerge et l'énergie psychique va chercher la satisfaction. La satisfaction est liée à l'arrêt de l'attention. Une fois qu'il a qu'il a bu son biberon ou qu'il a têté au sein, bah il est il est repu, [rires] il s'endort au sein, hein. Et là, bah voilà, c'est ça le plaisir. Euh et c'est ça l'arrêt de l'attention. Donc ça c'est vraiment les théories de Freud. Après on décline avec le l'épulsion anales, l'épulsion sexuelle et cetera hein. C'est toujours le même modèle. Tension, extinction de la tension par la satisfaction. Dans ce schéma, l'autre, en l'occurrence, disons la mère là, hein, celle qui va nourrir, elle est là pour satisfaire le besoin. Elle existe parce que c'est elle qui va donner le plaisir en nourrissant, en donnant le sein ou le bibon. Euh donc elle existe par rapport à sa capacité à donner du plaisir. D'une certaine manière, elle n'existe pas en tant que telle. Elle existe parce qu'elle est elle est elle est ordonnée. Elle est euh dans cette fonction de d'apaiser l'attention et de donner ce plaisir, hein. Donc c'est pour ça que j'aiécris la relation est au service du plaisir hein. Le le besoin de l'enfant est un besoin de satisfaction. Dans cette conception là, le mois et l'environnement, donc le mois du bébé hein et l'environnement, donc l'autre, le père, la mère, enfin les personnes qui sont là autour ne sont pas perçues comme différencier. C'est ce qu'on appelle la diade fusionnelle, hein. On parle de relation fusionnelle de diade, c'est-à-dire que euh le le bébé, alors là, on parle vraiment du tout petit bébé, le nourrisson, hein, le bébé de plusieurs semaines, quelques semaines, hein, ne se il ne se perçoit pas comme différent du monde qui l'entoure, hein. le sein. Alors quand je dis le sain, c'est entre guillemets, ça peut être le biberon, hein, c'est pas voilà l'autre, le saint et est perçu comme faisant partie de lui-même. On est dans ce dans cette période qu'on appelle la période du narcissisme primaire où il y a pas de distinction entre soi et l'autre. Ça ça se fera progressivement, hein. Et donc euh la la modalité relationnel à ce moment-là, c'est pas tout à fait d'ailleurs une relation, hein, puisque il y a pas de notion d'autre. En fait, Freud écrit cette phrase en 1938, le saint est une partie de moi, je suis le saint. Il y a un prolongement entre soi et l'autre. C'est pas différencié, c'est pas séparé. Donc c'est la période du narcissisme primaire. Euh je vous ai mis la définition de du dictionnaire de la psychanalyse. Donc c'est le premier narcissisme, hein. Euh bon, le narcissisme on le définit par l'estime de soi, hein. Confiance en soi, estime de soi. C'est l'amour qu'on se porte à soi-même, hein, qui est qui est nécessaire. À ce stade-là, le premier narcissisme euh primaire, et ben c'est le stade où l'enfant se prend lui-même comme objet d'amour. C'est-à-dire que ce qu'il aime, c'est lui-même. Il y a pas comme il y a pas de distinction entre soi et l'autre, il y a pas d'amour de l'autre. Tout je et l'autre sont confondus. Euh et la planche et Pontalis dans leur dictionnaire précise que ça c'est lié à la à la croyance de l'enfant, à la toute puissance de ses pensées. C'est-à-dire il a faim, il y a un sein qui arrive et c'est comme si euh dans sa tête, il se disait "Ah bah je suis à moi-même ma propre satisfaction puisque j'ai eu besoin de quelque chose et c'est arrivé tout de suite là." Voilà hein, on est dans un modèle comme ça. Donc c'est un stade dit unobjectal au sens où il y a pas conscience que l'autre est autre. L'autre est une partie de moi, je suis l'autre. C'est pareil. Maman et moi, c'est pareil. Il y a pas de conscience que maman et maman est une autre personne. Il y a une indifférenciation entre soi et l'autre. Et ce qui marque vraiment cette cette théorie, c'est que l'autre est au service de mon plaisir. Je peux le dire comme ça et au service de mon narcissisme primaire. Est-ce que ça va ça ? C'est ça va. C'est [toux][raclement de gorge] donc ça c'est la théorie freudienne des pulsion. Alors vous reverrez avec Elisa en psychopath hein les stades oral oral anal. Ça vous allez le revoir un petit peu. Là, je le remettais parce que c'est le c'est le premier la première manière de penser euh la relation à l'autre chez Freud, c'est l'autre est au service de mon plaisir. Sachant que le plaisir à ce stade-là, c'est réduire l'attention, hein. Réduire la la tension liée à un besoin. Alors maintenant voilà, on passe effectivement ben au point suivant hein. Je vous ai mis le titre donc de la théorie d'épulsion à la relation d'objet. Donc là, je vais arriver à la relation d'objet, [grognement] c'est-à-dire euh une autre manière de penser euh la construction des relations de la relation et du lien chez le chez le bébé qui est la donc la théorie de la relation d'objet. Alors, objet en psychanalyse, faut pas le penser comme objet chose, hein. L'objet c'est celui qui est en lien avec le sujet, hein. Étymologiquement, OB, c'est posé devant. Donc le sujet, ben c'est moi, hein, suis-j. Et l'objet, c'est celui avec qui je suis en relation, hein. Donc, quand on parle en psychanalyse de relation d'objet, ça veut pas dire qu'on prend l'autre pour sa chose. Ça veut dire que on est en lien avec quelqu'un d'autre. Euh donc c'est une deuxième vague si je puis dire de théorisation en psychanalyse qui va postuler à la différence de Freud et de la théorie des pulsion que la libido, donc l'énergie psychique recherche l'objet pour lui-même, pour la relation avec l'autre et pas que la satisfaction. hein euh psychanalyste qui a beaucoup théorisé ça et beaucoup d'autres derrière ont enclenché et ont repris ces théorisations et les ont développé. C'est quelqu'un qui s'appelle Ferbern et vous avez à la fin du PowerPoint la bibliographie qui référence un peu tout ce que je vous allez trouver là en citation et en théorisation. Euh Ferberne à partir de ses observations, à partir voilà de de ses expériences clinique euh a commencé à dire "Non, non, mais le le bébé ne cherche pas que la satisfaction et l'autre n'est pas là n'est pas que là que pour la satisfaction. Il est là aussi pour lui-même. C'est-à-dire que le bébé recherche la relation et recherche l'autre en tant qu'objet de relation. Vous voyez que c'est une grosse différence quand même hein. Faut bien percevoir que c'est un un changement quand même euh dans la manière de penser les choses et tout le monde a pas été d'accord avec Ferbernein. [rires] Voilà donc c'est des grosses discussions dont je vous fais l'économie hein dans le champ psychanalytique. Mais voilà est-ce que l'autre est là pour lui-même ou est-ce qu'il est là pour ma satisfaction ? ça dit pas tout à fait la même chose. Alors, ce qui a appuyé quand même c ces théorisations, ce sont d'autres travaux qui sont pas issus du champ de la psychanalyse, qui sont issus du champ de la psychologie, du développement, peut-être mal la neuropsycho hein, peut-être que Laura pourra nous dire des choses par rapport à ça. toutes les recherches à partir des années 50 60 et au-delà sur les compétences précoces, les compétences du nourrisson, voire même inutraux, hein, les compétences du fétus au niveau sensoriel, hein, toutes tous les travaux qu'on a pu quand même mener, les observations et les travaux de recherche qui montre à quel point le bébé humain nît avec une un appétit de relation, une appétence relationnelle, hein. les interactions précoces euh qu'on a vraiment mis en évidence à partir de ces années-là, tous les travaux, le sur l'olfaction, l'audition, le regard, comment un nourrisson capte le visage, le regard, enfin toutes ces recherches vont vont dans ce sens-là appuyer le fait qu'il y a une recherche de relation chez le bébé au-delà de la simple recherche de satisfaction. On va avoir aussi tous les travaux de Bolby dans les années 6070 et la théorie de l'attachement. Alors ça vous allez le travailler avec Elisa Vernet en psychopath donc je vais pas le reprendre parce que ça ferait ça ferait doublon mais pour dire en un mot en une phrase hein donc Bby psychanalyste mais qui s'appuie sur les travaux voilà des observations des étologues. L'attachement est un comportement iné que le bébé humain vient au monde avec un système comportemental qui a pour but d'induire et de maintenir le contact avec la mer ou la personne qui remplace la mer. Donc il y a un système comportemental relationnel présent dès la naissance. Donc ça ça vient dans la même lignée des travaux de de Ferberne sur la relation d'objet. c'est que l'autre est recherché pour lui-même. Enfin, alors il existe peut-être pas complè enfin voilà. Quelle est la conscience ? Ça sera toujours la question de savoir quelle est la conscience vraiment d'un tout petit nourrisson de 3 jours, 6 jours de de l'autre en tant qu'autre, hein. Mais en tout cas, il y a cette appétence relationnelle euh qui n'est pas qu'une recherche de satisfaction, hein. C'est vraiment ce qu'a montré Bolby avec la théorie de l'attachement, hein, de montrer que le bébé cherche une sécurité, un contact. c'est ces mécanismes d'attachement et pas juste une satisfaction nourricière. Euh on a tous les travaux de Winicot qu'on va voir dans le détail et puis on a les travaux de STN aussi sur l'accordage. Alors je l'ai pas plus développé là, peut-être qu'on en reparlera. Bon, c'est l'accordage émotionnel en fait hein. Sterne développe le fait que bah très tôt dans les interactions précoces en fait hein, il y a des interactions émotionnel sensorielle très précoce entre mère et bébé ou père hein. Les pères savent [rires] faire ça aussi c'est s du sensoriel c'est voilà et il y a un accordage il y a un accordage mutuel. Voilà. Donc il y a vraiment des relations précoces et le bébé recherche ses relations, recherche ce lien, recherche l'objet et pas que la satisfaction. Donc là, on est effectivement allé bien au-delà euh des théories de de Freude. Est-ce qu'il y a des questions là-dessus ? Je vous laisse là un petit peu à chaque un peu à chaque diapo comme ça on avance tranquillement, c'est bon. Alors euh comment est l'objet d'amour ? C'estàdire une fois qu'on a dit bah oui, l'enfant il cherche, d'accord mais enfin tout ça faut quand même que ça se construise et Boldbe il dit bah oui l'attachement il y a ce comportement ce système comportemental iné chez le bébé mais derrière il va falloir que qu'il se passe des choses hein ça va pas c'est pas magique. Donc il va y avoir une construction progressive et ça va passer par un certain nombre d'expériences relationnell de satisfaction aussi mais aussi relationnelle. Alors vous comprenez pourquoi je développe tout ça hein ? Parce que quand on va parler du couple euh ben on va parler de la relation d'objet hein, on va parler du narcissisme. On va se poser la question de savoir si dans chez ce couple que vous avez en face de vous euh on a une relation où l'autre est là uniquement pour ma satisfaction ou bien on a une relation où chacun prend en compte l'altérité de l'autre, hein. Donc c'est pour ça que j'aborde ces ces notions là, c'est que ça éclairera certains fonctionnements relationnels, entre autres des fonctionnements de couple. Comment est l'objet d'amour ? Comment c'està dire sous-entendu comment est ma perception, moi petit bébé, ma perception de l'autre comme objet d'amour hein et comme et ma relation à l'objet d'amour. [raclement de gorge] Si on voulait définir ce que c'est que la la relation d'objet et la relation l'objet d'amour, c'est aimer quelqu'un d'autre qui n'est pas moi et dont j'ai à minima conscience qu'il n'est pas moi. Aimer quelqu'un d'autre qui n'est pas moi. Donc vous voyez que c'est ça s'oppose au narcissisme en fait. C'est-à-dire que ça s'oppose à l'amour narcissique, hein. Donc alors, on a besoin de narcissisme. On est bien d'accord que le narcissisme, c'est important. Faut s'aimer suffisamment soi-même. Sinon, on est en déficit de confiance, on est en déficit d'estime de soi et on passe son à demander aux autres de nous rassurer si on est aimable, si on est beau, si on est bon et cetera. Donc on a besoin de de s'aimer et de s'estimer suffisamment et d'avoir confiance en soi. Euh mais si on est que là-dedans et ben on développe un amour narcissique où comme narcisse qui se contemple dans son dans son reflet et qui s'y noie et on reste devant son miroir ou devant son selfie. Donc cette notion d'objet d'amour et de relation d'objet, c'est d'aimer quelqu'un d'autre qui n'est pas moi, vraiment autre que moi. C'est vraiment la notion d'altérité, hein, l'objet, celui qui est posé en face de moi et dont j'ai à minima conscience qu'il n'est pas moi. Euh alors ça c'est compliqué parce que comment le le tout petit bébé va avoir conscience effectivement que l'autre c'est pas lui hein. Dans le narcissisme primaire, on disait ben il y a cette phase indifférenciée et on peut garder cette notion de narcissisme primaire et de phase un peu indifférenciée, même si on a développé beaucoup de choses sur les compétences nourrissons, hein. On sait qu'il reconnaît, il va il va il va différencier l'odeur de sa mère sur des tissus. Il y a il y a eu des expériences comme ça hein. L'odeur de la mer très tôt après la naissance. On voit qu'il réagit différemment si c'est un un tissu qui a été contre contre le corps de la mer. il reconnaît mais ça veut pas dire à ce moment-là qu'il a une conscience que sa mère est autre hein. La construction de la conscience de l'autre en tant qu'autre, elle va prendre un petit peu de temps quand même. Donc c'est ça qu'on va regarder, hein. Comment comment va se construire cette modalité relationnelle d'être en relation avec l'objet d'amour ? Alors, ça va passer d'abord par des expériences dites positives. Alors, [raclement de gorge] j'ai mis positive entre guillemets parce que positif négatif, bon c'est les termes du langage courant. Bon, je veux dire, c'est plutôt des expériences pleines, des expériences de satisfaction. Donc, je reviens un petit peu sur freud finalement hein. On n pas complètement mis freud à la poubelle, hein, quand même. Le bébé, il a besoin de manger. [rires] Euh, il a besoin d'être alors il a besoin d'être touché aussi, hein. De quoi a besoin un tout petit bébé d'être touché, porté ? Calin il a besoin aussi de manger, il a besoin qu'on change sa couche. Voilà, les besoins primaires, les besoins de satisfaction primaire. Donc en fait ces besoins besoins de satisfaction et besoins relationnels ne s'opposent pas. Ils se complètent en fait et il se il s'intègrent, il s'articulent. Donc les expériences, on va dire pleines, hein, positives, satisfaisantes euh où on répond à ses besoins vitaux et relationnels, il faut qu'il vive ce bébé suffisamment de de d'expériences positives de ce type là déjà pour aller bien, on va dire. Alors, c'est là qu'intervient le psychanalyste Winny Cot qui est un psychanalyste écossais qui a commencé ses travaux dans les années 50 60 70 qui a amené beaucoup de concepts très importants et très utiles et très actuels encore sur le développement du du bébé et la relation et le les liens primaires, les liens mè bébés. Alors mère, il faut l'entendre au sens, il parle d'environnement cot he la mère au sens large, la personne qui pourvoie aux besoins du bébé même si le plus souvent c'est la mère. Donc quand on dit mère, faut l'entendre au sens large du terme. Euh Winicot, il était pédiatre. Il a il a observé hein, il a observé la relation mère bébé. Il a il a essayé de comprendre. il a aussi suivi des des des adultes, hein. Il a soigné pas mal de gens. Euh et donc il a il a développé un certain nombre de concept fort fort utile. Alors le [raclement de gorge] premier c'est la préoccupation maternelle primaire. La préoccupation maternelle primaire, c'est cette centration alors principalement de la mer quand même parce que il y a une a l'imprégnation hormonale euh de la de la grossesse et de la période post postnatale. He joie capucine, [rires] c'est vois de quoi je parle et on voit on voit tout de quoi ça parle hein. C'est-à-dire de voilà de cette centration complète sur les besoins du bébé. Qu'est-ce qu'il a ? Qu'est-ce qu'il veut ? Il pleure, il a soif, il a faim, il a mal. Cette hyper vigilance, cette euh donc le le nom préoccupation maternelle primaire dit bien, c'est une traduction mais ça dit bien, certains auteurs parlent de folie maternelle. Cette mère, elle est dans un état un peu bizarre quand même. Voilà, on sait que les hormones jouent beaucoup, hein, là-dessus. Et puis il y a pas que la mer qui est là-dedans, hein, quand vous mettez un nourrisson. un bébé au milieu d'une tablée familiale un dimanche midi entre le entre la poire et le fromage, il suffit de voir comment tout le monde est capté en fait, capté sur le bébé et pour peu qu'il se mettent à pleurer ah mais qu'est-ce qu'il a ? Tu devrais faire ceci, cela. Enfin, si on est normalement constitué, un bébé ça nous captive et ça nous met dans un état pas normal, bizarre. Mais oui, parce que le bébé est dans un tel état de dépendance affective dans ses besoins primaires. Un bébé tout seul n'existe pas, dit unicotte hein. Donc il a il a un besoin fondamental de son environnement, qu'on s'occupe de lui et qu'on s'en occupe bien. Et donc l'environnement, l'entourage répond bien à ça. On est complètement complètement capté et complètement attentif au besoin au besoins de ce bébé. Donc cette mère, ce père aussi, cet environnement est préoccupé et totalement centré. Donc c'est on est déjà dans un état [rires] où l'enfant, le bébé est très important finalement hein et prend [raclement de gorge] beaucoup de place et c'est normal. Alors, Winicot développe un autre concept qui va dans le même sens, hein. C'est c'est on est dans la même même ligée de théorisation, ce qui est le concept de mère suffisamment bonne. C'est la traduction de good enough mother good enough. Et Winicot, il dit c'est juste bien quoi suffisamment. Euh voilà, on demande pas à cette mère d'être parfaite, hein. Il faut quand même que ce soit suffisamment bon. Il y a quand même un minimum à assurer. Mais c'est pas la mère parfaite. Donc c'est un concept qu'on aime bien parce que ça nous soulage de de l'idéal d'être parfait et de ça de tout comprendre de ce des besoins de l'enfant. elle y répond de façon euh voilà suffisamment adéquate, hein, euh sans trop de décalage. C'estàdire, elle comprend à peu près ce qu'il veut, mais elle peut aussi se tromper et ce sera pas dramatique, hein. Des petits bouts de décalage qui permettront bah justement des un petit peu de frustration et on verra que la frustration, elle est importante aussi, hein. Elle est juste assez bonne. Il parle aussi de il y a plusieurs termes de mère normalement dévouée. Voyez voilà, c'est des termes comme ça. Donc en fait la mère suffisamment bonne, c'est la mère banale en fait. [rires] Celle qui voilà elle est pas la plupart des mères sont des mères suffisamment bonnes. À part celles qui sont vraiment en difficulté dans leur dans leur maternalité. Voilà, c'est à peu près ce qu'on fait ce que font toutes les mères. Euh voilà quelles sont un petit peu les les fonctions de la mer suffisamment bonnes. Euh alors la première c'est le holding. Le holding c'est le fait de porter. Donc on pourrait traduire par le portage, hein. Donc euh le fait de porter l'enfant euh et de bien le porter, enfin voilà, bien le soutenir euh permet de lui lui faire une place, hein, une place psychique et une place physique. Euh elle a aussi un contact du corps dans le portage, hein. un bébé se sentenu, porté. Voilà. Donc il est tenu dans les bras. Le handling, c'est la façon de le toucher, de s'occuper de lui dans les soins, le manier, hein, le contact et de l'aider à construire une enveloppe psychique. Alors, vous la reverrez cette notion d'enveloppe psychique, hein, mais voilà, on sait que c'est important. Euh je sais pas, on peut penser au massage des n de des des bébés, hein, qui se sont bien développés, de le masser, de le de le toucher, bah il prend il prend conscience de son de sa peau, de ce qu'il enveloppe, hein. Et euh dans ces dans ces fonctions là, cette mère suffisamment bonne, bah c'est ce qu'elle procure au bébé en fait, hein. C'est une ça lui permet de se sentir unifié ce bébé. Et la troisième fonction, c'est l'objecting, c'est-à-dire c'est la capacité de la mère à offrir à l'enfant l'objet de son désir. C'est en gros par exemple le saint hein, il a faim, je reviens toujours sur l'histoire de la satisfaction, il a faim, elle lui présente le sein au moment où il a besoin, hein. Voilà. Alors, ça peut être le sein ou ça peut être d'autres choses, hein, mais sans retard ni précipitation. C'est-à-dire qu'en fait à peu près au bon moment, ce qui ça redit un peu ce qu'on a dit tout à l'heure, c'est-à-dire que ce bébé là au moment où il a besoin apparaît la réponse dont il a besoin. Ce qui va créer euh alors ce qui suppose hein que cette mère suffisamment bonne, voilà un petit peu ce qui la constitue. Donc c'est une mère ordinaire donc voilà on va dire banale ordinaire qui permet la rencontre avec son bébé. Donc elle est vraiment dans dans la rencontre. Elle elle elle supporte et elle accepte ce que Winicot appelle l'omnipotence du bébé hein. Ce qui rejoint la question du narcissisme primaire. C'estàd que le sein arrive juste au bon moment. C'est-à-dire qu'il peut être dans l'illusion à ce moment-là que quand il demande, ça arrive tout de suite. Donc il est omnipotent, il est tout-puissant hein. Il pleure, on vient. Euh il a faim, on lui donne à manger. Vous voyez qu'on est toujours pas très loin de Freude, mais on dit les choses un petit peu différemment, hein. Et alors Winicotte, il dit "C'est important que la mère, elle accepte hein, que l'enfant temporairement se sente omnipotent." Évidemment, la mère suffisamment bonne, elle est ordinaire, elle est banale, elle réfléchit pas à tout ça, hein. Elle elle fait les choses parce que c'est normal de faire comme ça et parce que on sait qu'un bébé, ben faut lui donner à manger quand il pleure, si s'il a faim. Mais si on décortique, voilà au fond ce que ça permet, hein. Euh le contraire, ce serait quoi ? Bah, ce serait un bébé qu'on laisserait pleurer sans faim. sans fin en disant c'est un caprice hein, c'est un caprice, faut pas le faut le laisser pleurer parce que sinon justement il va ça va ça va être un enfant roi hein. Il faut un peu et c'est vrai que on entendait bien avant des choses comme ça. Laisse-le pleurer parce que sinon il va croire que qu'on est là à son service. Bon, ça se discute, ça se discute. Et on pense plutôt que le bébé dans les premiers temps, là on est toujours le petit bébé, le nourrisson et cetera, il a besoin qu'on réponde à ses besoins parce qu'il ne peut se satisfaire lui-même et il a besoin de passer par ces moments d'omnipotence, d'illusion, d'omnipotence qui le font exister en fait hein. ça le fait exister parce que si on répond à mes besoins euh c'est que j'existe. Si je pleure pendant des heures et qu'on répond pas à mes besoins, je n'existe pas. Je je suis euh je suis vide, je suis inexistant. Euh vous verrez que ça ferait ça fait lien avec ce les notions d'attachement sécure, hein. L'attachement sécure, c'est j'adresse une demande euh affective à mon environnement, hein, mère et cetera et on répond à mon besoin. Et ça, ça me fait exister. Je suis important puisqu'on s'occupe de moi, puisqu'on me prête attention, j'ai de l'intérêt et euh du coup ça me fait exister. Euh la mère suffisamment bonne permet une continuité dans la perception du bébé et dans son dans son sentiment d'exister. Euh parce que bah la vie d'un bébé, ça va être plein de petites expériences comme ça, hein. Je pleure, maman vient, elle me donne à manger, après ben il y a un petit temps d'interaction et puis après ben je pleure parce que je suis un peu je suis pas bien mais je sais pas pourquoi je suis pas bien. Maman vient, me prend dans les bras, me parle enfin et cetera. C'est plein de petites expériences comme ça euh qui permet au bébé euh de se sentir effectivement existeré pour l'autre qui vient à ce moment-là, de d'avoir des réponses qui sont à peu près constantes, à peu près stables, hein, pas toujours les mêmes parce que les besoins du bébé sont pas toujours les mêmes. Il peut y avoir des des petits moments de de d'attente de de frustration mais qui sont tout à fait supportables parce que majoritairement les expériences sont positives et sont répondent au besoins. Donc ça permet au bébé progressivement de ressentir ce sentiment de continuité parce que on on décrit quand même essayer de décrire ce que c'est que la vie psychique d'un d'un bébé, d'un tout petit bébé, d'un nourrisson. Certes, il a des capacités sensorielles et capacités précoces d'établir des relations, mais le sentiment d'unité du mois, il est pas construit. il est pas il se sent pas encore existé en tant que personne. Je pense que là-dessus, on est à peu près d'accord, même si c'est difficile de savoir comment pense un bébé, ça va se construire et ça va se construire à travers ces expériences de continuité, de stabilité à peu près de l'objet, donc de la bonne mère, la mer suffisamment bonne hein, qui est à peu près là quand il faut hein, avec une certaine régularité. Donc il y a un séquençage aussi, il y a un rythme, la rythmicité, des expériences qui vont revenir à peu près de la même manière. Donc il commence à se construire un petit peu un scénario que ah ben quand je pleure derrière il va se passer ça, elle va venir, elle va faire ça. Voilà, vous voyez, ça commence à construire des des des fils, des séquences un petit peu d'expérience pour le bébé et qui lui donne un sentiment de continuité dans son être en fait. Est-ce que ça va ? Est- Oui, excusez-moi, je vous je vous embête. Je vais juste devoir filer pour aujourd'hui. Oui. Euh voilà, du coup, mais je voulais juste vous remercier avant de de quitter et je reprendrai du coup le enfin le le viso enregistré là où je me suis arrêté. Voilà. Exactement. Voilà. et on aura une deuxième séquence sur la suite parce que je traiterai pas tout aujourd'hui parce qu'après c'est un peu dense. Oui, normalement la suite je pourrais tout tout assister mais là il faut que je file. Je suis désolée. Il y a pas de problème, c'est pas grave. Et si j'enregistre c'est pour ça hein. Voilà. Super ! Ben merci beaucoup et vous passez une bonne soirée. À bientôt. Au revoir. Au revoir. Alors euh [grognement] euh la notion d'introjection qui elle aussi va nous être très utile pour la suite de mon propos. Euh l'introjection, c'est le mouvement inverse de la projection, hein. Projection, je je je dépose à l'extérieur ce qui ne me convient pas. Je le définirai mieux la prochaine fois. Projection, je projette à l' je rejette à l'extérieur ce qui ne me convient pas. Euh l'introjection, c'est le mouvant inverse. Je je prends à l'intérieur de moi. L'introjection, c'est prendre à l'intérieur de soi. Comme si on découpe l'étymologie latine, un trop éjection, jeé [rires] jeté à l'intérieur de soi. Euh nous nous construisons euh grâce à ce mouvement d'introjection. Le nourrisson va se construire par rapport à ce mouvement d'introjection. Il intègre les expériences, il les introjecte. de [raclement de gorge] la même manière qu'il ingère le bon lait ou la bonne purée de carotte, [rires] il intègre à l'intérieur de lui bah déjà les le bon qu'on lui donne, le bon les bonnes émotions, l'affection, l'affectif et il intériorise, il introjecte, il intègre progressivement ses expériences sur il faut se représenter l'appareil psychique comme un appareil comme un système digestif. Euh ce qui vient de l'extérieur, qui va venir à l'intérieur. Je vais vous montrer un petit schéma qui va qui va montrer ça aussi. Euh nous ne nourrissons pas que de euh que de que de de de nourriture concrète, mais aussi de nourriture relationnelle, de nourriture affective, sensorielle, émotionnelle, hein. Et ça va nous constituer progressivement. Et toutes ces petites expériences répétées hein du quotidien vont euh le bébé va les va les les mémoriser hein. C'est c'est le travail de la mémoire euh les transformer et donc ce sont ça ça va commencer à le construire à le à le constituer. Ça participe aussi à ce mouvement d'identification he qui nous construit aussi. L'identification c'est prendre modèle he prendre modèle sur ce qui nous entourent. Donc au début c'est du mimétisme he les bébés sont les les petits enfants sont beaucoup dans le mimétisme. Ils font un miroir hein. Il voi papa faire un geste, ils vont faire pareil et puis au début de la parole c'est pareil. Ils vont répéter hein. C'est comme ça qu'ils se construisent hein mimétis. Mais c'est c'est les premiers premières manières de de de s'identifier. Et nous nous construisons beaucoup par identification. On a pris des petits bouts de caractère de papa, on a pris des petites manières de faire de maman, on a pris des habitudes de la maîtresse d'école et cetera et cetera, hein. Ça nous ça nous construit. Et donc on parle de ce mouvement et ce mouvement d'introjection, c'est-à-dire prendre à l'intérieur de soi. Mais il y a aussi une notion de transformation euh dans ce mouvement d'introjection. Je vais vous expliquer ça. Grâce aux apports de Bion. Alors Bion, c'est aussi un anglais. [rires] Alors c'est ce qu'on appelle l'école anglaise, he Winnie Cot Bion. En psychanalyse, il y a l'école française, il y a l'école argentine. Voilà. Et il y a l'école anglaise. L'école anglaise, c'estes psychanalystes, Winnie, Bion. Euh voilà, il y en a plusieurs comme ça qui ont qui ont beaucoup travaillé la relation mère bébé, ça les a beaucoup intéressé et ils ont développé voilà tout tous ces concepts autour des relations primaires entre mère et bébé. Alors, je vous ai mis ce petit schéma qui est très bien, que j'ai pris dans un livre, d'ailleurs, j'aurais dû le référencer. C'est justement un livre de de d'Alberto Eger sur la thérapie de couple et malheureusement, il n'est plus édité. Euh Bion euh développe un concept qui est la capacité de rêverie de la mer. Alors, regardons ce petit schéma. On a le nourrisson. Alors le nourrisson, qu'est-ce qu'il fait ? Il éprouve détresses ou des plaisirs. Il a faim par exemple hein. Ou alors il est pas bien parce que un un nourrisson ou un bébé euh c'est pas qu'un estomac hein, il peut ressentir des inconforts liés à des espèces d'angoisses très très peu construites, hein. Mais voilà, il peut vivre des choses déplaisantes qu'il ne sait pas du tout identifié. il est traversé par des des sensations, des éprouvés comme ça très ce qu'on appelle des éprouvés primitifs qui sont pas du tout construits. Il serait incapable de dire "J'ai faim, j'ai peur." Voilà. Donc ça s'appelle de la détresse. Détresse c'est vraiment cet état du tout petit. Qu'est-ce qu'il fait quand il est comme ça ? il va il a une palette de quelques comportements à son à son à sa disposition pour déranger pour appeler à l'aide en fait hein. Pour appeler à l'aide, il va déranger, il va donc qu'est-ce qu'il va faire ? il va pleurer, il va grogner, il va crier, euh il va se il va se tortiller. Euh voilà, il va avoir un comportement qui va c'est un comportement d'appel, hein, envers son environnement, hein, à la mère, par exemple. Il va il va déranger. Un bébé qui pleure, ça dérange. Vous êtes d'accord avec moi ? surtout quand c'est à 3h du matin [rires] et que c'est la 5è fois de la nuit, [souffle coupé] hein, il dérange. Euh mais la mère, comme elle est dans cette alors je reviens à Winicot, comme elle est dans cet état de préoccupation maternelle primaire, elle accepte d'être dérangée, même si elle est très fatiguée à 3h du matin. Euh, elle sait qu'il faut s'occuper de ce bébé. Donc, elle se laisse déranger, hein. Elle se laisse [grognement] même inquiéter parce que parce que on sait pas ce qu'il a. Bon, il a faim, il a soif, il a qu'est-ce qu'on va comment est-ce qu'on va pouvoir ? Il y a des fois, on sait pas pourquoi son bébé pleure, hein. Il y a des des fois dans les bouquins, on dit une mère, c'est toujours pourquoi son bébé pleure. Bah, on n'est pas bien d'accord, hein, parce que des fois, on sait pas justement. Donc, il faut accepter de se laisser déranger, se laisser troubler, hein, se laisser interroger. Qu'est-ce qu'il a ? Qu'est-ce que donc elle perçoit euh le signal hein il y a quelque chose qui va pas hein. Mon bébé me communique qu'il a un besoin. Elle éprouve le même affect. Alors euh ça faut mettre un petit peu des nuances. Ça veut pas dire qu'à ce moment-là, elle va ressentir exactement ce qui ressent de la même manière, hein. Mais on va dire qu'ici, elle va développer une capacité d'empathie, hein. Euh alors, l'ocytocine est présente là-dedans, hein. C'est-à-dire que voilà, c'est cet état de la de la mère qui euh est dans cette préoccupation, qu'est-ce qu'il a ? et qui va essayer de proposer des réponses et qui va euh euh en appui sur sa propre expérience euh des personnes humaines et puis euh ça sa comment dire ça sa son intuition euh va prendre à l'intérieur d'elle cet éprouvé que lui envoie alors il projette là le mouvement d'en haut la faire appel c'est de la projet projection, hein. Le bébé projette sur la mer son désagrément et elle elle accepte de prendre à l'intérieur d'elle. Donc, elle intègre à ce moment-là euh en se laissant déranger ce ce signal désagréable et se produit à l'intérieur ce que ce que Bion appelle cette capacité de rêverie, c'est-à-dire cette transformation en pensée, rêverie, rêve ou mot ou là, qu'est-ce que c'est que ça ? [rires] Euh la rêverie, c'est un état de pensée qu'on connaît tous et toutes. Ben justement qui relève un petit peu du préconscient. Vous savez tout à l'heure on a parlé du préconscient. On a dit le préconscient et entre le conscient et l'inconscient. C'est des pensées comme ça en arrière-fond, hein. On a toujours en nous en arrière-fond là euh des pensées qui sont pas des pensées très construites, qui sont euh la petite musique de fond de notre de notre vie psychique. Euh voyez là par exemple, vous êtes en train de m'écouter, de regarder l'écran. Euh vous avez une partie de vous qui est dans une pensée rationnelle euh de réflexion, hein, de de d'apprentissage, on va dire, de voilà, on est dans du concept, dans de la théorie. Il y a probablement en arrière-fond de vous, de manière préconsciente, des images qui flottent euh plus ou moins présente à votre esprit euh d'un peut-être d'un bébé que vous avez eu ou de ou d'un film que vous avez enfin tout toute cette toute cette vie psychique en fait qui est toujours un petit peu en train de de de tourner en arrière-fond. Je sais pas, par exemple quand on est dans le métro ou dans un train, si on n'est pas en train de de regarder son smartphone, on regarde dans le vague, ben ça c'est un état de rêverie un peu. C'estàd qu'on a on a des pensées flottantes qui viennent, qui repartent, euh qui euh c'est c'est pas très construit, c'est pas de la pensée rationnelle. Bah c'est ça l'état de rêverie un peu si vous voulez hein. Donc euh c'est de la c'est c'est de la pensée, c'est de la vie psychique, hein. Mais c'est pas de l'ordre du rationnel euh et d'une réflexion construite. Alors la mère quand elle est dérangée par le bébé, elle peut réveiller son conjoint à 3h du matin et lui dire à ton avis de quoi il a besoin hein. Et bon, on peut être dans une discussion avec des mots consciemment, mais on peut être aussi dans cet état de se laisser faire, de se laisser prendre par l'éprouvé du bébé, par ce qu'il communique à ce moment-là et d'être dans cet état psychique de de qui est pas du tout maîtrisé, hein. Tout ça c'est évidemment c'est c'est ça échappe totalement à la au contrôle mais qui est un état dans lequel mine de rien on construit euh de la pensée parce que ce que la mère va faire ensuite et c'est la petite flèche du bas, elle va répondre aux besoins du bébé qu'elle lui donne à manger par exemple mais en même temps qu'elle lui donne à manger, elle va lui parler, elle va le prendre dans ses bras, elle va lui dire "Oh Oh là là, mais qu'est-ce qu'il y a ? Mais qu'est-ce qui t'arrive ? Oh là là ! Bah alors, tu avais encore faim ? Bah qu'est-ce qui t'arrive ? Tu as fait tu as fait un cauchemar même enfin peu importe ce qu'elle lui dit en fait. C'est-à-dire qu'elle elle communique avec lui et puis il y a à ce moment-là une communication aussi relationnelle, corporelle, sensorielle, émotionnel à travers laquelle elle lui restitue en fait euh bah du langage, de la pensée, des mots, la relation et cetera, hein. Et ce que restitue la mer à ce moment-là, c'est Je regarde juste ma diapo suivante. Voilà. Donc je reste sur celle-là. Ce que la mère restitue à ce moment-là au bébé, c'est une capacité en fait. C'est c'est une pensée. C'est de la pensée. C'est c'est des mots sur les éprouver, hein. Puisque le bébé qui dérange la mère, il sait pas ce dont il a besoin. Il sait pas ce dont il souffre. Il a faim, il est dérangé. Il sait pas que c'est c'est de la faim. Il saurait pas dire il a pas les mots et il a pas l'expérience de ça. Quand la mère va lui en lui donnant à manger, va lui dire "Ah mais tu as faim ? Tu avais faim ? Bon écoute maman, elle a mis du temps à se réveiller. Bon alors ça y est. Bah écoute, viens on va passer. Allez ben viens, on va se mettre là parce que tu comprends papa il dort donc on va aller dans la voil [rires] elle humanise, elle humanise l'expérience. Elle met des mots dessus, elle met de l'émotionnel. Donc elle lui prête en fait, elle lui elle lui communique de la pensée, une pensée sur l'expérience et des mots sur l'expérience qu'il est en train de vivre. Donc elle transforme. C'est pour ça qu'on dit que c'est une fonction de transformation. Ce que ressent le bébé à ce moment-là, c'est des éprouvées brutes. Un désagrément, c'est désagréable, de la détresse. Elle transforme ça en langage, en pensée. Alors, évidemment, il va falloir que le bébé vive des tas d'expériences comme ça pour que ça commence progressivement à construire en lui des petites briques de pensées, des mots. Euh et il va à son tour introjecter par ce même mouvement d'introjection. Il va introjecter ses mots. C'est ce qui fait que 3 ans plus tard, il sera capable à un moment de dire "J'ai faim". Parce qu'il aura identifié que quand ça fait ça dans son ventre, ça s'appelle de la faim. Euh il va dire non seulement il va dire "J'ai faim", mais il va dire "J'ai faim" et je voudrais manger [rires] des chips parce que il aura compris euh le mot qui va avec ça et que la solution c'est de manger derrière et si en plus on peut manger quelque chose qui fait plaisir et qu'on a on a envie de manger euh voilà, ça c'est le plaisir en plus quoi hein. Donc à travers toutes ces petites expériences là qui sont figurées par ce schéma, Bion montre comment la mer, l'environnement transforme les éprouvées brutes qui n'ont pas de mots, qui n'ont pas de sens. Les éprouvées brutes euh beta, en fait, il appelle, j'ai pas marqué le mot, c'est beta du bébé, les transforme en élément alpha. C'est des mots, c'est du sens sur l'expérience, c'est de c'est des émotions qu'on a nommé et cetera et cetera. Donc le bébé va introjecter ses contenus, hein, ça va devenir des petites briques de mots et cetera, mais il va introjecter aussi cette capacité de transformer l'expérience. C'est-à-dire que il introe le contenu, le mot fin par exemple, mais il introjecte aussi cette capacité de mettre du sens sur les expériences. Évidemment, tout ça va prendre beaucoup de temps, hein. C'est c'est toute sa toute sa construction d'enfant, hein. C'est-à-dire que ce qui ce qui va emprunter à sa mère, ce que la mère lui prête, c'est pas seulement des mots et des contenus, c'est cette capacité de mettre du sens sur l'expérience, de nommer l'expérience. Euh voilà, on on va on on voit ça plus tard. Euh quand le l'enfant va être en capacité de dire euh j'ai peur. Si un enfant peut dire j'ai peur ou je suis en colère, c'est parce qu'on a mis des mots. C'est parce qu'il y a des adultes autour de lui qui ont été capables de lui dire à un moment donné bah dis donc peut-être que tu as peur. Bah tu as peur bah viens viens je vais te consoler. N'ai pas peur. C'est parce qu'il a été nourri par ce bain de langage qui met du sens. qu'il est en capacité à un moment donné de nommer ses de pouvoir nommer ses propres émotions. Ça me fait penser une petite voyez mon préconscient en arrière-fond donc ma rêverie. [rires] Petite image de mon petitfils il y a il y a a il avait peut-être 2 ans, un an et demi non peut-être 2 ans quand même qui se met à pleurer. [rires] Il pas ce qu'il avait, il pleure puis tout d'un coup il s'arrête donc il s'appelle Léon hein. Donc là je vous saurai toute ma vie et il dit Léon il pleure et il se remet à pleurer. [rires] Et je me suis dit mais c'est extraordinaire il fait la mer qui est en train de transformer. [rires] Donc je me suis dit ce petit Léon doit avoir une mère et un père [rires] qui a qui a mis ces mots là pour que ce petit garçon en même temps qu'il pleure il mettait le sous-titre voyez il a mis le sous-titre pour explicatif à sa grand-mère de dire attention là tu as vue je suis en train de pleurer hein c'était assez marrant comme comme expérience c'était c'était drôle c'est ça ça m'a donné à avoir cette espèce de capacité de commencer à mettre à nommer en fait les expériences comme le fait le comme vont commencer à le faire les les petits enfants. Effectivement ici, ils peuvent nommer leurs expériences, c'est qu'ils ont eu à leur disposition un environnement affectif, parental qui a été capable de les de leur apprendre à faire ça, hein. Et et on leur dit pas "Tu as vu hein, quand tu vis ça, bah tu vois ça s'appelle de la peur." Non, c'est parce que c'est pris dans un bain relationnel, émotionnel où on a nommé pour eux cette [raclement de gorge] expérience là. Et donc, ils sont ensuite à leur tour capables de la nommer mais aussi de la ressentir pour eux-mêmes, hein. De se dire à eux-mêmes bah dis donc là tu as la trouille. Enfin, voilà. De savoir en fait ce qu'il ressembleent. C'est c'est le début de l'empathie ça. Ça ressemble à l'empathie, hein. Oui, Inesse, faut mettre votre micro. [rires] Alors, je vous entends pas. Mettez votre micro. Il est pas il est pas mis en route. Faut le trouver en haut. Ah ! Alors et moi je l'ai pas coupé hein, j'ai pas coupé le micro. Donc là il est il est pas Allez-y. Ah zut, on vous entend pas. Pourtant il est Je vous entends pas du tout. Euh je vais arrêter le partage. Je vais voir si je peux vous Non non, je peux pas vous entendre là. C'est dommage. Vous avez des choses intéressantes à nous dire. Est-ce que vous voulez écrire dans le Non, pourquoi ? Ouais, il est ouvert votre micro pourtant hein. Vous pouvez [grognement] éventuellement écrire dans la discussion si c'est pas trop long mais c'est peut-être long ce que vous avez à dire. Je sais pas. H [rires] ah he quand on perd le langage hein, ça nous énerve hein. Inqu Bah oui, vous avez levé votre main. il est ouvert hein parce que moi je le je le vois bien allumé donc je sais pas pourquoi il marche pas. Mettez dans la discussion éventuellement si c'est pas très très long. Voilà. Essayez d'écrire. Alors, je vais comme je veux on va bientôt finir parce que je dois terminer à la demi puis qu'on a déjà bien amené des choses et que ça m'arrange aussi de de finir là parce que après on va rentrer dans une autre euh enfin on va continuer un petit peu et ça va être une autre complexité. Donc euh je vais finir du coup sur cette partie-là. Euh donc voilà des nouvelles remarques que je fais sur la la question du lien. Euh tout à l'heure he j'ai mis en évidence comment dans le psychisme il y a déjà du groupal hein. Il y a déjà du du groupal et du lien entre ces différentes instances à l'intérieur que le jeu il est groupal. Euh c'est que la construction de l'appareil psychique du bébé hein son psychisme se fait par l'intermédiaire de l'appareil psychique de quelqu'un d'autre. Ce que montre le schéma de Bion, c'est ça, c'est-à-dire avant de pouvoir penser par soi-même, il faut que l'autre ait pensé pour moi, [rires] mes propres pensées ou mes éprouvées. Un peu comme le c'est un peu l'image en fait du comment on appelle ça ? Le le pélican, hein, le pélican, la mer pélican qui digère pour son pour son petit et qui lui restitue le poisson digéré. En fait, hein, c'est vraiment cette image là. Mon appareil psychique, il s'est pas il s'est pas construit comme ça. Il s'est construit à travers les expériences que j'ai vécu mais il s'est construit à travers par l'intermédiaire de l'appareil psychique de quelqu'un d'autre qui m'a prêté quelque part son appareil psychique hein pour que je construise le mien. Bon, c'est des notions qui sont un petit peu complexes quand même hein. Il faut il va falloir digérer ça, c'est le cas de le dire hein. On parle de machine à penser les pensées, cette capacité de transformation et notre appareil psychique euh c'est un appareil de de de transformation, hein. Tout ce qu'on vit, on le trans on le transforme euh pour pouvoir le mémoriser. La mémoire, c'est un euh c'est pas on n'emmagazine pas les les expériences telles quel, on les transforme et on les et on les on les range après, sauf quand c'est du traumatisme. Quand c'est du traumatisme, c'est pas transformé. Voilà, ça va être vraiment la particularité du traumatisme. Ça va rester de l'éprouver brut, figé, non transformé. Mais ce qui n'est pas traumatique, même si ça a été blessant, même si ça a été désagréable, euh notre psychisme est un appareil à transformer et à engranger. Donc la mémoire, c'est c'est du transformer. Et phrase de Winicot, effectivement, un bébé seul, ça n'existe pas. C'est-à-dire que on voit bien comment notre construction, elle est complètement étayée, euh appuyé sur l'autre, les autres, notre entourage, notre environnement, hein. Nous ne pouvons pas nous construire tout seul. Et donc un bébé seul, ça n'existe pas, dit Winicot. Et j'ai mis la petite phrase entre parenthèses, c'est quasi philosophique. Est-ce que l'individu existe ? Hein ? L'individu au sens, voilà. euh enfin couper de l' isolé de l'autre clos sur lui-même. Enfin voilà, tout dépend évidemment ce qu'on appelle l'individu, hein. Bon, je vais pas développer ça, c'est pas mon enfin c'est pas mon propos. Quoique hein, parce que quand on parlera du couple, bah oui, on va se poser ces questions-là hein. Je tue, le nous, enfin bon euh c'est pas si simple que ça, hein. [rires] Alors, Inesse, est-ce que vous avez retrouvé la voix ? Non, toujours pas, hein. Ah, et vous m'avez pas mis un petit truc dans la conversation ? Non, c'est trop compliqué à écrire dans la conversation. Ce que je vous propose, c'est In de m'écrire. Vous m'envoyez un mail, hein, et puis je réponds à votre question. [rires] On essaie la prochaine fois de de reprendre cette question là. Merci. S'il y a une question hein parce que vraiment l'idée bon c'est pas c'est pas facile d'être interactif en visio hein évidemment mais euh ça va ça va continuer à travailler et puis s'il y a des capucines he s'il y a des questions qui viennent ensuite voilà n'hésitez pas à les Ouais ouais moi j'ai trouvé ça super h ouais c'est pas oui je vous entends non je trouvais c'est très chouette enfin ça me rappelait des bons souvenirs d'empicotte et tout ça mais c'est chouette ouais bon ben voilà on révise un peu certaines choses voilà la prochaine fois donc dans de semaines semaine le 24 euh je bah je vais faire la suite hein. C'est-à-dire que là on a vu les expériences en plein hein comment l'objet naît. Bah il est dans les expériences en plein puis on va voir qu'il est aussi dans l'absence dans le manque dans la frustration et on va aller écouter un petit peu comment ça se passe quand il y a de la frustration et on verra comment c'est important qu'il y ait de la frustration et de l'absence aussi pour construire l'objet et la la conscience de l'autre en tant qu'autre justement. Voilà. Donc c'est bien qu'on s'arrête là. C'est parfait parce que on commencera ce chapitre. Donc la prochaine fois, je vous renvoie le un nouveau lien. Si vous pouvez être là, c'est parfait. Si vous pouvez pas, il y aura du replay aussi. Je vais mettre le replay là pour tout le monde. Donc je vais arrêter l'enregistrement. Voilà. Arrêter l'enregistrement. Voilà.